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Max Linder Panorama
24, bd Poissonniere, 75009 ParisMetro:Grands Boulevards
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du cinéma
Pavoisant sur les boulevards, le Max Linder Panorama est né sous le signe du cinéma grand spectacle. Un écran panoramique de 18 mètres, le son THX, 700 fauteuils sur trois niveaux, et un espace d'accueil raffiné en font un lieu singulier à fréquenter les yeux fermés...
Historique de la salle
De retour des Etats-Unis en 1914, déçu par Hollywood,
l'acteur burlesque Max Linder
décide de réaliser un de ses vieux rêves : posséder sa salle de cinéma.
Il reprend ainsi une salle de 1.200 places créée en mai 1912, le Kosmorama, et le baptise Ciné Max Linder pour une ouverture en décembre 1914. Ne pouvant pas mettre à l'affiche ses anciens succès - il se rend compte en effet qu'il n'en possède pas les droits - il se contentera de films américains, notamment des premiers films de Charlot. Mais il ne peut mener de front son rôle de comédien et d'exploitant et doit céder sa salle au début des années vingt, quelques années avant sa mort en 1925. Bon père, il demande au nouvel exploitant que deux places soient toujours réservées pour sa fille Maud. La salle conserve néanmoins son illustre nom.
Pour la réouverture du cinéma repris par Pathé en 1932, c'est L'Atlantide de Pabst qui est projeté. Mais c'est avec le circuit Siritzky, qui rachète la salle au milieu des années trente, que le Max Linder devient une des premières salles d'exclusivité. Tout est alors entrepris afin d'en assurer le succès, comme l'habillage de la façade avec un Fernandel géant pour la sortie d'Ignace. En 1957 la salle est modernisée. Le cadre de l'écran, peu commun, est pentagonal. Les portes se trouvent de chaque côté de l'écran, une idée originale de l'homme de scène Max Linder. Ainsi, les spectateurs en place regardent les nouveaux arrivants entrer. Exclusivité après exclusivité, le Max Linder forge sa notoriété.
Mais en 1984 la société fait faillite et la grande salle est à vendre. C'est alors qu'une équipe passionnée de cinéma, qui avait déjà redonné vie à l'Escurial au début des années quatre-vingt, se porte acquéreur. Une trentaine d'années, pas un sou en poche mais des idées plein la tête, ils décident de casser l'ancienne salle pour en faire une nouvelle. A l'occasion de sa démolition est organisée une grande fête à la mémoire du comique Max Linder, avec le passage d'un de ses films, et un grand concert d'orgues pour les 1.000 personnes rassemblées. Dès le lendemain, les fauteuils de skaï rouge et gris sont démontés.
Quatorze mois de travaux et douze millions d'investissement plus tard, le Max Linder devient Panorama. L'un des plus beaux fleurons de la flotille des salles parisiennes renaît, alors que sur les boulevards les cinémas deviennent des fast-foods. Objectif: le spectateur doit en avoir plein les yeux et plein les oreilles. La salle conserve la tradition du théâtre cinématographique comme le concevait Max Linder dans les années vingt, mais l'adapte aux années quatre-vingt. C'est chose faite le 1er janvier 1987, alors que Le Dernier Empereur ouvre la première séance.
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